"L’album
est très entraînant, il est presque impossible de ne pas remuer en
l’écoutant. Je pense en particulier à la chanson « Together »
qui reflète bien la pochette du disque, très colorée : en plus de
donner envie de danser, ce morceau met de bonne humeur. "
Un
disque pour rêver ?
Céu - Tropix
"La
douce voix de cette chanteuse brésilienne nous transporte vers des
contrées lointaines, surtout sur « Sangria » qui donne
des frissons. C’est un disque cool et léger à écouter pendant
les vacances, qu’on soit chez soi ou sur la route."
Un
disque pour faire chi*r ses voisins ?
Breton - War Room Stories
"Les
morceaux sont très punchy avec des ruptures rythmiques et des
décalages, c’est un album festif. Le groupe n’hésite pas à
utiliser un mégaphone, à rajouter des sirènes et toutes sortes de
bruits, la basse et la batterie sont très présentes ce qui donne un
côté plus rock aux morceaux et viennent contrebalancer le style
électro. J’avais aussi pensé à un album de Patrick Sébastien si
jamais on déteste vraiment ses voisins, ça peut fonctionner. A
utiliser en dernier recours par contre."
Ils ont tous obtenu une Victoire du
Jazz, après être passés au Saveurs Jazz Festival !
Aux mauvaises langues qui trouvent que la programmation du
Saveurs Jazz Festival fait parfois la part belle à des artistes très (trop ?)
confirmés, je pense à John McLaughlin,
Gilberto Gil, Herbie Hancock, il faut répondre que ces monuments vivants sont des témoignages à
écouter, une page de l’histoire du Jazz, qui sans cesse se construit et se
modifie.
Mais c’est à une autre facette de la programmation que nous
voulons nous (vous) intéresser : les espoirs, la jeune graine !
Quoi de mieux que de consulter le palmarès des Victoires du
Jazz, l’institution qui encourage ou consacre les talents du Jazz d'aujourd’hui… La comparaison entre ce palmarès et la programmation segréenne
est édifiante.
Les Victoires des
Lockwood (1986), Grapelli (1987), Petrucciani (1988 et 1990) situent la valeur
de ces trophées ; mais le Saveurs Jazz Festival n’était pas encore né.
Le passage à Segré de tous ces artistes montre à quel point
le Saveurs Jazz avisé juste : honorer les artistes confirmés, faire découvrir les artistes
de demain.
On peut dire que le programmateur Nicolas Folmer et l'équipe du Saveurs Jazz ont eu du nez ; citons :
Thomas Enhco, au Saveurs Jazz en 2011,
puis Révélation de l’année 2013
Emile Parisien, au Saveurs Jazz en 2014,
puis Artiste de l’année 2014
Airelle Besson, au Saveurs Jazz en 2014,
puis Révélation de l’année 2014
Anne Pacéo, au Saveurs Jazz en 2014, puis
Artiste de l’année 2016
Vincent Peirani, au Saveurs Jazz en 2014,
puis Révélation en 2014 et Artiste de l’année 2015
Stéphane Kerecki, au Saveurs Jazz en
2015, puis Album de l’année 2015
Laurent Coulondre, au Saveurs Jazz en
2013, 2015 et 2016, puis Révélation de
l’année 2016
Pierrick Pédron, au Saveurs Jazz en 2016,
puis Album de l’année 2016
Voici une playlist pour (re)découvrir ces artistes :
N’oublions pas les artistes qui se sont produits au festival
après leur Victoire du Jazz :
Ibrahim Maalouf (Révélation
2011,
Artiste de l’année 2013) venu au Saveurs Jazz en 2014
Didier Lockwood (Victoire 1986) venu en 2012
Nicolas Folmer (Révélation de l’année 2005) en 2012,
2013, 2015, 2016
André Ceccarelli
(Album de l’année 1993, Victoire d’Honneur 2011) venu en 2011 et
2016
Marcus Miller (Victoire d’Honneur 2010) venu en 2015
Maceo Parker (Victoire d’Honneur 2012) en 2014
Richard Bona (Artiste International 2004) venu en 2011
et 2016
Eric Legnini (Album de l’année 2011) venu en 2015
Richard Galliano (Album de l’année 1997) venu en 2010 et
2014
Lucky Peterson (Victoire d’Honneur 2016) en 2015
Souhaitons aux programmateurs de
continuer à si bien faire « leur marché » parmi
la fine fleur du Jazz !
Retour sur le concert de LA TRIBU DES FEMMES le 9 décembre dernier au Cargo à Segré... par la Rédac de Toque & Notes
Nous avons
interviewé Babeth Hérault, musicienne de La Tribu des Femmes (bien connue du Saveurs
Jazz, avec un autre de ses projets : Des Lions Pour Des Lions)
photo JEAN THEVENOUX
ØPrésente-nous rapidement la Tribu des Femmes ? Comment
t’es tu retrouvée dans ce projet ?
La Tribu c'est 7 femmes chanteuses/
musiciennes réunies par Denis Pean (ndlr: de Lo'Jo). On retrouve les sœurs
Nadia et Yamina Nid El Mourid deLo'jo, les jumelles Laura et Gianna Caronni
delas Hermanas Caronni,
les presque sœurs Coline Linder et Oriane Lacaille deTiti Zaro, Denis et moi.
On se croise depuis longtemps avec les Lo'jo : enregistrement d'un
titre sur le dernier album "Cinéma el Mundo" et je joue sur le projetLojo - 310 lunesavec un sextet à vent.
Denis m'a proposé de participer à cet orchestre de femmes pour une
carte blanche qu’on lui offrait dans un festival à Chabeuil en avril 2014. Ça
devait être un one shot. On s’est bien amusé. Depuis l’aventure continue en
jonglant avec les exigences de nos calendriers respectifs.
photo JEAN THEVENOUX
ØComment se passe la collaboration avec Denis Péan ?
Le répertoire de la Tribu est tissé entre les compositions de
Lojo, Las Hermanas Caronni et Titi Zaro. Ces groupes ayant en commun l’amour
des mots et un penchant pour les musiques traditionnelles ethniques, folk de
folklore. C’est ça la World ? Enfin tu vois l idée...
Les arrangements des morceaux se font assez naturellement en
piochant dans le riche instrumentarium que propose "l’orchestre" : violoncelle/violon/ clarinettes/ percussions/ cuivres/ bois et
voix.
De plus il y a là du son de l'Argentine, de La Réunion, de l’Anjou...
une palette de couleurs ! Denis fait le peintre, il est garant de l’équilibre
esthétique, il sait rassembler et faire des choix ! C'est mon avis !
photo JEAN THEVENOUX
ØQuels sont tes projets actuellement, outre Des Lions pour
Des lions qu’on connaît bien :) ?
À part les Lions (on a enregistré en janvier), je joue mon one
Woman Band electro cuivré. Ça s'appelle €lisabeth DaPontcé. L'envie de réunir mes diverses influences en mixant fanfare/musique électronique (que j’avais abordé avec Boîte de Rue),
un brin de pop aussi, le tout tissé autour d’un canevas laissant une large
place à l'improvisation. C'est en chantier, ça se ressert, ça avance. Je vais enregistrer
un nouvel EP au printemps.
Après la belle rencontre avec la Tribu, j'ai rejoint les Titi Zaro qui sont passées de duo à quartet en invitant Antoine David (The Loire Valley Calypsos) à la batterie/percussions et moi.
Je continue aussi de
jouer avec les Grooms (fanfare théâtrale) qui réadaptent des opéras pour la
rue.
Pour le
retour de la rédac’ a testé pour vous, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir
le groupe GoGo Penguin qui fut en concert au théâtre Le Quai à Angers
mercredi 14 décembre. Le trio de Manchester GoGo Penguin ne paye pas de mine
quand il entre sur la scène du T400. L’allure dégingandée de Rob Turner à la
batterie, Nick Blacka à la contrebasse et Chris Illingworth au piano, intrigue
avant même que la première note ne se fasse entendre…
Murmuration
ouvre leur set et nous propulse vers une ambiance froide, précise, et
envoutante. Esbjörn Svensson Trio n’est pas
loin, les parties minimalistes du pianiste d’Avishaï Cohen (contrebassiste)
non plus ! Ils continuent avec le morceau Break qui contraste entre
la simplicité de la mélodie débutant le morceau et le grand crescendo le
concluant. D’ailleurs, ils excellent pour terminer leurs morceaux en plein climax,
ce qui nous laisse encore plus avides d’en découvrir
d’autres ! Le planant In Amber, puis The Letter, qui est
une prouesse d’harmonies riches de résonances, suivront.
La
rondeur de la contrebasse porte le groupe, la rythmique de la batterie est si
riche qu’il en devient même compliqué de taper du pied en rythme, quant au
piano, il relie tout cela en apportant cette touche de simplicité parfois
(souvent) arythmique.
Tels des
OVNI musicaux, ces pingouins anglais sont époustouflants. On ne cherche même
pas à savoir si on écoute du jazz, de la world music, de la musique
électronique. Parfois, quand on ferme les yeux, on croirait entendre une
contrebasse transformée en guitare électrique, d’autres fois, on aurait envie
de se lever et de danser dans une salle obscure, aux lumières tamisées mais
avec des stroboscopes affutés.
Pour
illustrer cela, Rob Turner, le Gogo batteur pingouin, a sa propre conception du
jazz, lisez plutôt : « Le jazz est une catégorie dans laquelle on place
tout autant Ornette Coleman que Robbie Williams lorsqu’il est accompagné par un
Big Band. […] Ce terme manque de précision et ne sert donc pas à grand-chose :
un peu comme le mot « mammifère » qui désigne tout autant la baleine
que le hamster. Les gens dépensent tellement d’énergie dans des discussions qui
n’en finissent pas au sujet de ce qui est jazz ou non… Vous avez forcément
tort, à partir du moment où vous acceptez de rentrer là-dedans. L’important
pour nous est d’écrire de la bonne musique, c’est là-dessus que nous préférons
nous concentrer. »
Bien dit
Monsieur le pingouin, et c’est là la force de ce groupe, de mêler plusieurs
styles tout en restant tout à fait nouveau ! Une valeur ajoutée au jazz
d’aujourd’hui. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont été signés chez le si célèbre
label Blue Note. Certains disent que le jazz est mort ? Aujourd’hui, il
est on ne peut plus vivant ! Long live jazz music !
Allez,
on se laisse porter et on apprécie, voici le morceau Hopopono qui conclut leur prestation électrisante.
Le Saveurs Jazz vient d'annoncer son premier artiste pour l'édition 2017 : le mythique Herbie Hancock sera à Segré en Anjou bleu le 9 juillet ! En attendant cet événement, redécouvrez deux chroniques écrites par des lycéens de Bourg Chevreau pendant le projet d'action culturelle porté par le Saveurs Jazz l'an passé.
Vous n’aimez pas le jazz mais vous adorez le funk,
alors vous
devriez prendre plaisir à écouter « Chameleon ». Herbie Hancock,
qui avait été le pianiste du quintet de Miles Davis
dans les
années 60, a en effet souhaité revenir à une musique
plus
accessible et plus funky avec cet album sorti en 1973.
Effectivement, son synthétiseur émet un son groovy qui
va
séduire un public jeune. Cet instrument était
révolutionnaire
pour l’époque. L’Histoire lui a donné raison car le
disque
rencontre depuis sa sortie un succès commercial
phénoménal
avec des morceaux comme « Watermelon Man » ou «
Chameleon »
qui inspirent toujours des artistes aujourd’hui, issus
aussi
bien du jazz que du funk, en passant par la soul, le
hip-hop
et le rock (Jaco Pastorius, Michael Jackson, Stevie
Wonder,
Sinclair, Ben l’Oncle Soul…). A titre personnel, j’aime
également
beaucoup cette chanson car elle me rappelle mon père
qui
écoute passionnément du funk : un disque pour toutes
les
générations.
Eugénie
Gallot
Herbie Hancock (credit Abu Dhabi Jazz Festival)
Herbie Hancock est une véritable icône de la musique
moderne.
Il est connu comme étant un brillant compositeur,
interprète
et multi-instrumentiste. En 1973, il enregistre l’album
« Head
Hunters » qui va diviser son public : les plus anciens
vont être
perturbés par tant de nouveauté, les plus jeunes vont
être séduits
par cette musique festive. On peut y trouver quatre
morceaux
très différents les uns des autres. Le premier titre
est particulièrement
entraînant grâce aux trompettes. A chacune de
ces écoutes on ressent comme un sentiment d’évasion car
on est littéralement transporté. Le côté dansant de
cette
musique reflète le dynamisme qu’évoque la pochette. Ses
couleurs flashy donnent une idée de l’énergie dégagée par
ce disque. Pour les fans de musique jazz, il se produit
encore
sur scène régulièrement. Alors dépêchez-vous d’aller
vérifier
par vous-même en concert le talent de ce grand monsieur
du
En manque d'inspiration pour noël ? Voici des idées en veux tu en voilà, fournies par la rédac' de Toque & Notes et quelques invités...
D'abord, place à M'Lire, LA librairie de Château-Gontier, présente au village du Saveurs Jazz depuis l'édition 2015. Voici leur sélection :
jeunesse:
- Les Chaussettes de Matthieu Maudet (Ecole des Loisirs) (2 ans)
- Fritzi et la chaussure enragée de Catharina Valckx (Ecole des Loisirs) (A partir de 3 ans)
- Alerte au musée de James Ponti (Hélium) (9 ans)
- Esther de SharonE.MacKay (Ecole des Loisirs) (13 ans) adultes:
- En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut (Finitude)
- Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson (Gallimard)
- Un travail comme un autre de Virginia Reeves (Stock) BD:
- Un bruit étrange et beau de Zep (Rue de Sèvres)
- Monsieur désire? de Hubert et Virginie Augustin (Glénat)
- La déconfiture de Pascal Rabaté (Futuropolis)
Offrez donc un coupon cadeau pour la boutique de Centrale 7, collectif d'artistes plasticiens basé à Nyoiseau, ou bien sinon, une bonne bouteille ou une oeuvre "locale" exposée en ce moment au café Les Boissons Rouges.
Du côté de la rédac' de Toque & Notes, on vous recommande chaudement de mettre au pied du sapin :
> un disque de Pixvae (souvenez-vous de leur concert détonnant au dernier Saveurs Jazz!) fraîchement sorti en vinyle ou cd
> Et enfin, n'oubliez pas , vous pouvez aussi offrir un Bon Cadeau pour le prochain Saveurs Jazz ! Une carte cadeau de 15€ utilisable au choix sur une soirée du prochain festival en juillet 2017. Infos : 06 50 98 01 55 - billetterie@saveursjazzfestival.com