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vendredi 29 mars 2019

Retour sur ... Alice comédies 2, un ciné-concert détonnant !

Quand des anciens membres de l'orchestre du collège Georges Gironde viennent assister au ciné-concert (co-organisé avec le ciné-club les Mistons) de leurs anciens collègues, ça donne ce petit texte savoureux, merci à Lucien et à Clara, Augustin et Léna, critiques artistiques en herbe !

Vous pourriez penser, au vu (ou plutôt à l’entendu) de ces accords et mélodies, à des comptines pour enfants. Faux. L’orchestre du collège Georges Gironde, donnait une représentation le 1er mars à 20h30 dans le cinéma Le Maingué, à Segré, et jouent devant les premiers courts métrages du, on ne peut plus connu, Walt Disney.



Ils et elles ont pour cela, effectué tout un travail de création et d’interprétation avec un invité, le pianiste Alexandre Gosse. A ceux qui pensaient, que seul les « grands » de la musique composaient des morceaux, l’orchestre du collège leur démontre le contraire.

 
Lors des premières rencontres avec les collégiens, Alexandre leur apporte des sortes de trames de morceaux que les élèves ont modifiées, ce qui donne des partitions pour seize musiciens, jouées avec brio. Cet ensemble peut paraitre plutôt hétéroclite de prime à bord. Mais ces jeunes pousses de musiciens jouent une musique équilibrée et pleine de sens. Ils se risquent même à leurs premiers solos pour certains. 

Le tout, dirigé par Emmanuel Dardelle nous permet de découvrir ou de redécouvrir entre petits et grands, la magie des premiers pas du cinéma. De plus, bonne nouvelle pour les amateurs des musiciens du collège. Ils se produiront pour leur spectacle au cargo le 21 et 22 juin 2019.



photos: Jacques Lalande - ciné-club les Mistons

lundi 10 décembre 2018

Dans la hotte de Toque & Notes

Comme chaque année, les bénévoles de la rédaction de Toque & Notes vous proposent leur sélection à glisser sous le sapin... Encore de très belles découvertes à faire... joyeux noël ! 

-- JAZZ LOVES DISNEY 1 et 2 

"Dans la hotte je mettrais les deux albums de "Jazz Loves Disney" pour retomber en enfance pendant la période de Noël ! :)" Orianne




-- Raphaël Imbert "Music is my Home"(Jazz Village, 2016)

"Ce n'est pas une nouveauté car il date de 2016 mais il se déguste comme une truffe au chocolat : le Cd du saxophoniste Raphaël IMBERT "Music is my home"" Alain LR




-- Julian & Roman Wasserfuhr"Relaxin’ in Ireland" (ACT Music, 2018)

"Le dernier opus des frères Wasserfuhr, qui reprennent à leur manière des standards du folklore irlandais, dans un jazz très mélodique et emprunt d'un certain classicisme." Jean



-- La discothèque idéale de FIP ... en vinyle 

"La discothèque idéale de FIP Jazz en vinyle ! Pour poser sur la platine un tourbillon d'artistes, dont certains sont passés par le Saveurs Jazz." Hélène




-- Monk ! un roman graphique de Youssef Daoudi (Editions Martin de Halleux, 2018)

"Une BD sur Monk qu'il me tarde de lire... Un bon prétexte pour aussi se replonger dans sa discographie !" Robin





mercredi 10 mai 2017

Retour sur... le concert dessiné au Lion d'Angers

Retour sur le concert dessiné associant deux dessinateurs Boris Beuzelin et Olivier Supiot et l'orchestre des mondes de l'Ecole de Musique de l'Anjou bleu, un rendez-vous proposé au Lion d'Angers le 6 mai dernier par le réseau Rêv'en pages (dans le cadre de la saison Rêv'en bulles, en partenariat avec l'Anjou bleu et Jazz au Pays).
C'est Thierry, batteur de l'orchestre et bénévole Toque & Notes qui partage avec nous ses impressions sur cette date unique :

Boris Beuzelin (« L’épouvantail pointeur », « Mako », « Carton blême » …) et Olivier Supiot (« La patrouille des Invisibles », « Marie Frisson», « Le cheval qui ne voulait plus être une oeuvre d’art »…) , accompagnés par l’orchestre des Mondes nous ont offert un concert dessiné qui a enthousiasmé le public.

Photos par Amarilli Ploquin

Les deux dessinateurs ont déjà collaboré pour la réalisation des albums « Le Narval » en 2010. Leur complicité et leurs univers ont permis aux spectateurs et musiciens de s’embarquer sur un paquebot et de surprendre une idylle improbable entre une séduisante chanteuse de cabaret et un petit monsieur vendeur de farce et attrapes…




Le choix des morceaux musicaux a inspiré le scénario ( Yékèrmo sew  de Mulatu Astatqé, cf. la série de compilations Les Ethiopiques,  Come On DH  d’Eddy Louiss, des reprises du concert Cup of Tea arrangé par Guillaume Hazebrouck).


 Le minutage nécessaire à la réalisation des dessins a permis aux musiciens de s’exprimer pleinement sous l’impulsion de leur chef Julien Behar . Une complicité s’est installée entre ces deux facettes du spectacle. Les planches réalisées se rapprochent des dessins de presse sans croquis en improvisation « live » : c’était un concert sans gomme !

Olivier Supiot & Boris Beuzelin

Boris sortira en janvier 2018 le premier tome d’une série de 6 : « Les Sanson », histoire d’une famille de bourreaux sur six générations et Olivier dessine actuellement les aventures d’une petite fille pirate « Lili Crochette et Monsieur Mouche ».

Enfin, petit bonus gourmand, leur plat de prédilection : Matelote au cidre pour Boris et poulet boucané pour Olivier.

Un grand merci à Denis Maillard pour la qualité du son !

jeudi 30 mars 2017

Chronique disque : Andrea Motis - Emotional Dance (Impulse / 2017)

À 21 ans, Andrea Motis, la jeune trompettiste barcelonaise, sort son premier opus qui, indéniablement, présente une musicalité aboutie que ses idoles pourraient envier : Louis Armstrong et Chet Baker. La jeune chanteuse a déjà conquis un large public. En 2012, Quincy Jones la remarque et la convie sur scène, lors du festival de jazz de Barcelone. Spontanéité et virtuosité n’ont pu que le séduire ! Son histoire est aussi magique qu’un conte. Issue d’une famille de musiciens possédant une bonne discothèque de jazz, elle n’a que sept ans lorsqu’elle commence la trompette. Elle étudie le jazz à l’école municipale de musique de Sant Andreu avec Joan Chamorro comme professeur qui la repère sur une vidéo de l’école, dans le solo Basin Street Blues (pas si facile que ça selon Louis Armstrong). On ne peut que remercier son mentor... L’environnement la façonne.À 13 ans, elle pratique l’instrument déjà divinement bien.


 Elle est encore adolescente lorsque Joan Chamorro l’engage dans son propre groupe. Bonne pioche. Succès instantané. Le duo ramasse deux Awards d’emblée.En plus de la trompette, Andrea joue également du saxophone alto. Dans le groupe de Chamorro, elle va devenir chanteuse. Naturellement, Andrea répond lorsqu’on lui demande si elle compte rester instrumentiste : « Jouer de la trompette, c’est comme la méditation, tellement elle fait partie de ma vie. Mais jamais je ne voudrais choisir une seule facette artistique : je les adore toutes ». Sur Emotional Dance, c’est en tant que chanteuse qu’Andrea Motis nous séduit avec sa voix de contralto possédant un vibrato émouvant... Une vraie révélation.



La reprise de He’s Funny That Way, standard de Lady Day est un véritable hommage aux années swing. Son sens du rythme est confirmé par son solo de trompette. Le nouvel album propose une bonne part de standards jazz, dont une écoute passionnante de Never Will I Marry (Franck Loesser), You’d Be So Nice To Come Home To (Cole Porter), Baby Girl (Eddie Jefferson), I Remember You (Johnny Mercer), Señor Blues (Horace Silver) et pour finir Chega de Saudade (Antonio Carlos Jobim et Vinicius De Moraes).Andrea Motis a grandi et fait preuve d’une maturité musicale époustouflante. Cet album en est le témoin. Elle choisit de chanter en catalan sur trois morceaux et en compose trois autres. If You Give More Than You Can est une ballade poignante de sincérité sur la vie et ses responsabilités. Avec le titre I Didn’t Tell Them Why, Andrea Motis nous offre un morceau plus léger sur l’éclosion d’un amour... Sur Save the Orangutan, elle improvise. Quant au titre éponyme d’Ignasi Terraza de ce disque Emotional dance, Andrea Motis l’entend à la radio : «On a pensé que le nom de cette chanson traduisait bien nos sentiments au moment d’enregistrer notre premier album. Son titre porte tous les changements positifs, toutes les nouvelles orientations prises avec ma musique, et il reconnaît en même temps que tout avance dans la bonne direction».

Gisèle C.

lundi 11 juillet 2016

Des livres et du jazz

Gaël Apparailly est responsable de la section jeunesse et de la section musique à la médiathèque de Segré située à l'espace Saint-Exupéry. Cet espace est en partenariat avec le Saveurs Jazz Festival depuis 5 ans. De nombreuses actions ont lieu : Amaury Cornut, biographe de Moondog, est intervenu pour présenter l’œuvre de ce génie méconnu, parallèlement aux ateliers-création avec l'orchestre du collège Georges Gironde et l'orchestre des Mondes de l'école de musique, animés par Alexis Degrenier. En avril, un concert restituant le travail mené dans ces ateliers a eu lieu au Cargo.

Dès que la programmation musicale du festival est connue, une discographie de chaque artiste est proposée au public. Une sélection littéraire ou musicale des musiciens et partenaires est aussi mise en avant.

Le lancement du festival s’est fait en fanfare à la médiathèque avec le jazz cubain d’Orquesta de la calle.

Des ateliers de découverte musicale nommés Improvizata ont été proposés le mercredi 6 juillet aux enfants âgés de 3 à 10 ans du centre de loisirs Arc-en-ciel et à ceux qui fréquentent la médiathèque. Ce fut une expérience sensorielle et ludique dont le but était le « jouer ensemble », l'écoute, l'expression et le jeu. Cédric Thimon, saxophoniste ténor, était aux commandes et terminait sa prestation sur des mini-concerts devant les parents grâce à une technique de Soundpainting (langage gestuel de création artistique destiné aux musiciens).

Une malle Jazz en lien avec le Camilliacus Jazz Festival de Chemillé, dans lequel se trouvaient CD, vidéos, livres… a permis à une classe de seconde de bénéficier d’ateliers d’écriture avec Kalcha au lycée Bourg-Chevreau. Ces chroniques ont été diffusées sur un fanzine à partir de création de jaquettes de CD.

Voici la sélection littéraire et/ou musicale des musiciens et partenaires :

112 Brass Band


Eric Séva


Hugh Coltman



Manuel Adnot


Nguyen Le, guitariste de Meddy Gerville




Smoking Mouse




Julien Béhar, saxophoniste de LiNK



1-Sonny Rollins Way Out West
CD des années 50, pochette décalée, il est habillé en cow-boy dans un désert.

2-Jimmy Mc Griff Black Pearl
Pochette représentative de la fin des années 60, pop, colorée, psychédélique.

3-Funkadelic Maggot Brain
C’est une tête qui sort de la terre. Groupe mythique du funk mené par Georges Clinton.

4-Billie Holiday The Original Recordings
Belle pochette faite d’un patchwork de collages. Flash de couleurs et contraste avec le fond noir.

5-Parlamient The Clones of Dr Funkenstein
Cette pochette raconte une histoire. Les musiciens étaient déguisés pendant les concerts de cet opéra funk.

6-Miles Davis On the corner
Disque de 1972, mélange de musique électronique, funk, jazz, afro...
Pochette très représentative des années 70.

7- Jimmy Mc Griff Electric Funk
Jolie photo de femme calme, sereine...

8-Fela Anikulapo-Kuti and Afrika 70 No agreement
Pochette avec dessins colorés. Les encarts sont représentatifs des messages de sa musique.

9-Phil Woods and his European Rhythm Machine
Le dessin de la pochette rappelle les shadoks... Grand saxophoniste.

10- Will Guthrie Sticks, Stones & Breaking bones
Batteur avec qui j’ai formé le groupe LiNK.


Richard Durand, disquaire jardinier


1-Tumi Mogorosi Project Elo
C’est du spiritual jazz avec des envolées de voix. Un côté opéra, très planant. Très jolie pochette.

2-Les Manouches
Du vrai jazz manouche avec Ninine Garcia, Mondine Garcia, la Touille. Photo de toute la famille avec la caravane...

3-Slim Gaillard Opera in Vout
Très beau dessin par David Stone Martin qui a fait de nombreuses pochettes de disque de jazz.

4-Thelomious Monk The Man I Love
Pochette sobre. Reprise de Gershwin au piano.

5-Laurindo Almeida Acapulco 22
Jolie pochette de musique brésilienne...

6-Barney Wilen La Note Bleue
Pochette avec dessin BD.

7-Antibalas
Pochette rigolote. Disque afro-funk dans l’esprit Fela.

8-Monophonics In Your Brain
Pochette avec un œil en gros plan. Musique soul psychédélique de la côte Ouest.
Ils ont accompagnés en tournée Ben l'Oncle Soul.

9-The Budos Band
Très beau dessin d’un disque aux influences afro.

10-B.O. des films de Jacques Tati
J’aime beaucoup ses films et la musique qui les accompagnent.

mercredi 6 juillet 2016

Avec qui John McLaughlin n'a-t-il pas joué ?

Parmi Carlos Santana, Chick Corea, Paco De Luca, Charlie Haden, Al Di Meola, Wayne Shorter, Dave Holland, Jaco Pastorius, Carla Bley, John Coltrane, Stanley Clarke, Jimi Hendrix, Katia Labèque, Miles Davis et Dexter Gordon, John Mc Laughlin n'a jamais joué avec...

John Coltrane !

lundi 4 avril 2016

Le retour du jazz au Boléro !

La boite de nuit bien connue des angevins, le Boléro, accueillera prochainement une programmation jazz ! Pour faire revivre les premières années de ce lieu, l'ancien Alcazar, ce sont trois soirées placées sous le signe du jazz que nous propose le Boléro les lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 avril !

Le retour des années 1900's, des années club, a lieu grâce à la marque de concerts de Laurent Carrier "Jazz Partage". Ces trois soirées sont proposées par la production COLORE, en partenariat avec le label rocherais Cristal Records.

Au programme :

- lundi 18 avril : Jazz before jazz Mario Stantchev au piano et Lionel Martin aux saxophones ténor et soprano feront revivre les pièces du compositeur américain Louis Moreau Gottschalk (1829 - 1869), un précurseur du ragtime et du jazz. Un album est issu de cette collaboration "Jazz before jazz".

- mardi 19 avril : Ethics de Michel Benita, une figure majeure du jazz français. Son style oscille entre un jazz atmosphérique scandinave, teinté d'électro et les sonorités du koto japonais. Son quintette est une "réponse pleine de douceur et d’harmonie aux grands enjeux esthétiques, poétiques et politiques de notre post-modernité mondialisée." (Jazz Magazine)

Laura Perrudin nous proposera un jazz électro-pop mêlé d'un univers folk celtique. "C’est un peu comme si Björk avait croisé Herbie Hancock dans un pub de Dublin avant un concert de John McLaughlin." (FIP)

- mercredi 20 avril : Crystal Quartet de Céline Bonacina, saxophoniste déjà connue du Saveurs Jazz Festival. Mention spéciale pour son nouveau groupe, constitué notamment de Gwilym Simcock, le nouveau pianiste du célèbre guitariste Pat Metheny.

dimanche 3 avril 2016

Sur les traces de Louis Thomas Hardin dit « Moondog », artiste éclectique du milieu XXe siècle...

Cet homme aveugle prenant l’apparence d’un viking est au début de sa carrière, un musicien de jazz un peu farfelu, qui tente d'ajouter quelques influences amérindiennes aux rythmes afro-américains, qui sont le corps traditionnel du jazz. Mais il a, peu à peu, selon ses propres dires, voulu revenir aux techniques d'écriture classiques : le contrepoint, l'harmonie et la sévérité des règles traditionnelles. Il s'est ingénié à les respecter plus scrupuleusement que les grands compositeurs classiques. Moondog a combiné les rythmes du jazz et les procédés extrêmement contraignants du canon et du contrepoint. Il emploie aussi, assez fréquemment, des rythmes impairs. Ses compositions ne laissent aucune place à l'improvisation, chaque partie est écrite avec précision. Sa musique a inspiré une diversité d’artistes allant de Charlie Parker et Benny Goodman à Charles Mingus et Bob Dylan en passant par Tom Waits et The Avalanches. Le talent de ce musicien atypique et marginal a été reconnu tardivement. 

L’orchestre du collège Georges Gironde et l’orchestre des Mondes de l’école de musique de Segré ont depuis trois mois travaillé grâce à l’encadrement d’Alexis Degrenier, percussionniste-compositeur, sur plusieurs morceaux de l’œuvre de Moondog. Ces actions culturelles montées par le Saveurs Jazz Festival ont, de plus, bénéficié d’une master-class commune aux deux ensembles. Pour préparer la mise en place des ateliers au sein du collège, les élèves ont assisté à une conférence sur cet artiste, qui était animée par Amaury Cornut, spécialiste et biographe français de Moondog*.


De nombreuses répétitions ont eu lieu. Chaque pupitre d’instruments était sollicité différemment à travers les morceaux revisités. Amarylli au violoncelle, Ethan au violon, Chloé et Ethan à la flute traversière, Jérémy au saxophone, Lucien, Charles et Augustin à la trompette, Maïa à la contrebasse, Teresa à la basse, Marine et Lily au marimba, Thomas au piano et Théo aux percussions, se prêtent au jeu. Les jeunes musiciens de l’orchestre ont laissé libre cours à leur inventivité musicale et surtout rythmique. Deux morceaux « Burri Borr » et « Marche Funèbre » sont travaillés sur le son continu. Les notes sont tenues, des bourdons dans le grave résonnent. Puis, les partitions sont disséquées, les élèves s’amusent avec les mélodies jouées au hasard, en décalage ou sur des indications précises. Chaque imprécision dans les modulations, les attaques, est reprise. Les répétitions s’enchaînent. Un nouveau morceau est abordé : « All is Loneliness », une articulation sur cinq temps à partir des percussions est mise en place. Le rythme doit être tenu. Un contre-chant plus lent avec un décalage rythmique est placé et mis en relief.



Le 1er avril, un concert a été donné avec les deux orchestres à Segré au Cargo, ainsi que le lendemain à Pouancé. Chaque ensemble a joué ses morceaux et évidemment les musiciens se sont regroupés pour ne former qu’un orchestre et jouer certaines partitions de ce divin génie qu’était Moondog…

Vous êtes allés les écouter ? N'hésitez pas à partager votre ressenti dans les commentaires !

*Une autre occasion de découvrir l'oeuvre de Moondog, le mardi 3 mai à la médiathèque de Segré (19h30) pour une conférence d'Amaury Cornut. Infos sur http://sceno.fr/evenement/331961



Gisèle

jeudi 24 mars 2016

Des lycéens de Segré s'improvisent journalistes de jazz

« Le Saveurs Jazz, ce n’est pas qu’un festival ! 

L’association organisatrice, Jazz Au Pays, propose également toute l’année une série de rendez-vous et d’ateliers pédagogiques destinés aux musiciens amateurs et élèves scolarisés en Anjou bleu. Cette année, nous avons voulu engager une nouvelle aventure en proposant à des élèves du lycée Bourg Chevreau de devenir des apprentis-journalistes.

Depuis novembre, la classe de seconde B a donc pu s’initier au métier de journaliste musical, guidée tout au long des séances par Jérôme « Kalcha » Simonneau, qui exerce (entre autres) dans la presse spécialisée (Vibrations, So Jazz, Mowno, Mondomix…). Parmi seize disques pré-selectionnés dans la Malle Jazz du Bibliopôle*, les élèves ont donc pu plancher sur un album de leur choix. Vous trouverez dans ce fanzine les chroniques concoctées par cette rédaction en herbe ainsi que quelques autres surprises graphiques... Un bon moyen de découvrir le jazz sous toutes ses formes !

Bonne lecture ! »

Robin Godicheau - coordinateur du Saveurs Jazz Festival

*La malle Jazz du Bibliopôle regroupe près de 75 documents liés au Jazz et à son histoire : disques, livres, dvd. Un large choix à découvrir tout au long de l’année chez les bibliothèques du Maine-et-Loire, enrichi d’une tablette numérique et d’une expo photo (infos : www.culture.maine-et-loire.fr/la-culture/bibliopol).

Toque & Notes vous propose de découvrir deux chroniques et deux pochettes de disques réalisées par les lycéens (et pour retrouver l'ensemble de leurs travaux, cliquez ici) :


Erik Truffaz / Bending New Corners - Si pour vous le rap et le jazz n’évoquent rien, ce qui suit pourrait vous intéresser… Cet album peut en effet servir de pont entre les deux genres musicaux. Le trompettiste Erick Truffaz a en effet invité le MC Nya à poser son flow sur des rythmes jazz. Erik Truffaz fut initié par son père à la musique de variété, mais dès les années 90, il a travaillé avec des groupes de rap en Suisse, il était donc logique qu’il cherche à mélanger les deux registres. Sur l’album « Bending New Corners » la trompette de Truffaz et le rap anglophone du chanteur Nya donnent donc au jazz un véritable coup de fraicheur auprès d’un nouveau public. Tel un Jay-Z dans ses grandes heures, Nya et sa voix rauque donnent à l’album un feeling made in USA. Cet album s’inspire énormément des musiques électroniques. Notre coup de cœur, « Friendly fire », est un morceau rythmé et intemporel qui vous transportera dans un nouvel univers. Peut-on parler de visionnaire ? Une chose est sûre, Erick Truffaz fut bien inspiré par cette combinaison d’une homogénéité sans nom et dépoussière l’image du jazz aux yeux d’une génération naissante. 

Albums conseillés :
1998 : The dawn
2001 : Mantis
1994 : Sens Unik ‎– Chromatic
Théo Robin et Jules Crubleau 


Compilation Spiritual Jazz 5 - Envie de voyager ? Le label anglais Jazzman Records nous offre ici un album rempli de raretés « exotiques » enregistrées entre 1961 et 1979. Dans ce nouveau volume on nous présente des groupes méconnus des pays les plus reculés du monde comme le Japon, le Chili ou encore la Turquie d’où l’on nous envoie de magnifiques cartes postales musicales. L’album Spiritual Jazz 5 offre une pochette déclinée sur un fond orange rappelant la couleur du soleil. Cependant on reconnaît sa « marque de fabrication » : des personnages noirs avec des morceaux aux rythmes dansants et solaires rappelant les vacances au bord de la mer. Les morceaux « Jazz Semai » de Koy Yolu provenant de Turquie et « Destroy The Nihilist Picnic » de The London Experimental Jazz Quartet venant tout droit du Canada, nous rappellent tout particulièrement les balades sur le sable chaud. Des coins du monde explorés à travers le jazz de façon totalement inattendue, cet album est un bon moyen de lâcher prise et de s’amuser. Décollage immédiat !

Nous vous recommandons :
La collection des compilations Spiritual Jazz
La compilation Tropicalia (A Brazilian Revoltion in Sound) Soul Jazz Records 1968-1970
La compilation The Very Best Of Latin Jazz du label Global Television 1998
Manon Pichaud et Léa Chemineau


Django Reinhardt par Savinien Pann
Ibrahim Maalouf par Lise Hamard et Marine Guilleux

Pour prolonger le plaisir, nous avons demandé à Kalcha de constituer sa Dream Team ! Un exercice qui lui a donné du fil à retordre :

« Oh, p*****, c'est hyper dur. C'est le genre de trucs qui t'embarque dans de longues nuits blanches, style les top 5 de tous les temps... Du coup, je vais te donner un truc sur le vif, sans plus jamais y repenser. Et en petite formation. Pour un morceau idéalement plutôt groovy. Et ne m'en parle surtout plus jamais !!!! :-) »

Nina Simone, chant piano.

Georgie Fame, chant, orgue.

Bernard "Pretty" Purdie, batterie.


lundi 21 mars 2016

Hildegard et Link : deux groupes à consommer sans modération

Hildegard Lernt Fliegen

Début décembre aux Ponts-de-Cé un rendez-vous intitulé « Temps Fort Jazz » et le premier soir au Théatre des Dames est programmé le groupe suisse Hildegard.

Diantre quelle joyeuse coïncidence que cette association ! Car bien moins béotiens que moi vous savez tous que la fameuse Dame Hildegard, Bénédictine de son état, mère abbesse de son abbaye, auteur de nombreux ouvrages de médecine, de pharmacopée de philosophie et de théologie était également versée dans la musique au point de produire pas moins de 70 chants liturgiques et un drame comprenant 82 mélodies. Devant tant de talents ses pairs n’hésitèrent pas à la déclarer comme 3 de ses consœurs « Père de l’Eglise ». Oui parce que « Mère de l’Eglise » faut quand même pas pousser ! Quand vint le temps de la sanctifier ses écrits sur la sensualité ont pesé lourds dans la balance et nos bons pères se contentèrent de la béatifier. Rassurez-vous tout est bien qui finit bien comme disait Tryphon, elle est sanctifiée depuis 2012.

Un peu d’histoire ne fait pas mal mais en relisant le programme je m’aperçus que cette Hildegard n’était pas palatine, mais helvète et répondait au nom complet de Hidergard Lernt Fliegen. Et bien si votre route croise cette Hildegard là n’hésitez pas à faire un détour pour l’écouter. C’est tonique, harmonieux (ou nique), déjanté à souhait.

Andreas Schaerer, fondateur du groupe, compositeur de tous les morceaux manie (ou manipule) sa voix du lyrique au beatbox en passant par le scat, soutenu par un quatuor cuivre et percussion réglé comme un coucou suisse.

A déguster avec un carré de chocolat.


LiNK

Encore début décembre dans le cadre de la programmation de l’École de Musique de l’Anjou Bleu une rencontre avec un trio de musiciens aguerris de la scène du jazz emmené par le saxophoniste Julien Behar.

On va débuter par ce qui fâche ! La salle d’audience de l’ancien tribunal avait sûrement son charme (suranné) pour rendre la justice et dire le droit mais pour écouter de la musique ce n’est pas tout à fait le top. Ma voisine de gauche n’entendait pas, ou mal, le piano et mon voisin de droite avait quelques soucis avec la percussion. Ma position intermédiaire m’a sauvé.

Ce trio répond au doux nom de Link, le voilà le chaînon manquant. Cinq compositions récentes de Julien Behar, dont la variété et l’éclectisme raviront les tenants de tel ou tel courant. Mes limites musicologiques me font dire qu’une musique est bonne non pour ses qualités techniques auxquelles je me garderai bien de porter un jugement mais parce qu’elle me fait voyager dans l’espace et le temps loin de ce vilain monde et me le fait voir meilleur.

Alors oui, sous le charme d’un pianiste aux allures par moment petruccianesques, d’un percussionniste aux bras de Shiva et d’un saxophoniste parfois trop timide, (bon sang Julien c’est toi cette musique !) oui j’ai fait un long voyage très long voyage bien plus long que cette heure de concert.

Vivement le CD !


Alain

lundi 4 janvier 2016

L'interview du Zec à Lire

Lors de la dernière édition du festival, Toque & Notes avait reçu Théo Regley, jeune journaliste du Zec à Lire, le magazine des Z'Eclectiques. Nous avions eu le plaisir d'échanger sur nos festivals et rédactions respectives. Voici son article paru dans le dernier numéro du Zec à Lire :



lundi 20 juillet 2015

Visite de l’ambassadeur du Zec à Lire à la rédac’ !



Hier, Théo, journaliste bénévole du Zec à Lire, est venu de Chemillé pour nous rendre visite. Cette revue culturelle est étroitement liée au festival choletais les Z’Eclectiques. Le Zec à Lire est une valeur sûre pour se tenir à la pointe de l’actualité culturelle de la région. Il paraît une fois par saison sous un format d’une vingtaine de pages disponible dans les lycées, les salles de concerts ou toute bonne librairie. Sa venue nous a permis d’échanger sur le fonctionnement de nos rédactions respectives. Résultat de ce rendez-vous : une interview pour sa revue et un article pour la nôtre. Une rencontre enrichissante pour la rédaction dans l’esprit de partage si cher au monde de la musique. 
Nicolas

Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp

L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp porte bien son nom. L’énergie débordante de cette joyeuse bande aussi inclassable que le chef de file du ready-made a fait chauffer la scène de la Marmite jusqu’à ébullition. Marimba, glockenspiel, flûte à coulisse ou encore « cochon pouet pouet », les sonorités inattendues s’abattent sur le public dans un rythme étourdissant. À mentionner, un hommage fougueux au pianiste John Taylor. 


Malgré leur nombre, les musiciens tiennent le pari de l’osmose en prêtant tous leur voix à la mécanique sonore. La force du sextette est adoucie par la voix de la chanteuse Liz Moscarola. Les climax sont mis en valeur par le jeu de contrastes entre le calme et la tempête au fil des morceaux. S’y ajoute la variété des instruments et des influences, notamment la musique colombienne en prélude au titre Homs. Un concert complet qui ravigote !

H.R., N.D. et N.H.

dimanche 19 juillet 2015

On a aimé !

Minuit10, scène de la Marmite

Allier accords jazzy, consonances rock’n’roll et parfum d’Orient, tel est le défi relevé avec le sourire par Minuit10. Si certains passages des morceaux nous transportent et nous enchantent, les musiciens nous bousculent dans un sursaut musical atypique. La basse jouée à l’archet, c’est délicieusement fantaisiste ! Complices, les joueurs transmettent alors leur plaisir de jouer ensemble et sont suivis par un public conquis. 


C.P.

La Princesse et la Grenouille, film d’animation jeune public


Le film nous emporte sur des hauteurs musicales. L’univers Disney est mis au service d’une illustration à la fois tendre et comique de la vie des premiers jazzmen. Au fil de l’eau, le long du bayou et des déambulations des brass bands se déroule l’intrigue qui entraîne nos deux protagonistes à la recherche de leurs destins. Le film se branche sur la fréquence des balbutiements du jazz et nous présente ses différents pionniers. Vous y retrouverez un Ray Charles incarné par une luciole chanteuse à l’accent exotique et amoureuse de l’étoile polaire. Louis Amstrong, quant à lui, évolue dans la peau d’un énorme crocodile trompettiste qui a du mal à percer. Cette réinterprétation du conte des frères Grimm met ainsi l’histoire du jazz à la portée de tous.
N.D., N.H. et A-C.G.





Jean-Marie Marrier, scène de la Marmite


Dès son entrée en scène, Jean-Marie Marrier (guitare et chant) fait le show avec ses trois compagnons : Benoît Sourrisse (piano, Fender Rhodes), Gilles Coquard (contrebasse) et André Charlier (batterie). Très beau quartet. Jean-Marie s’approprie le public avec son humour ravageur. Porté par son pianiste exaltant et un rythme entraînant, l’artiste illumine la scène entre deux impertinences. Seul regret : il n’a pas le temps de jouer tous les morceaux qu’il souhaite. On aurait aimé l’entendre plus longtemps, très longtemps. Rythmes trépidants, chansons plus douces comme Nature Boy, reprises surprenantes comme Stayin’ Alive des Bee Gees et Highway to Hell d’ACDC : la performance est complète. Sous son chapeau, avec son air de cowboy et sa voix suave, le chanteur nous envoûte de tout son talent et son élégance (in English please!). Chapeau l’artiste !
T.R.