vendredi 5 juillet 2019

Rendez-vous avec Sébastien, notre attaché de presse...

©Jean Thévenoux

Les ingrédients du métier d’attaché de presse

Pas de festival sans attaché de presse ! Sur le Saveurs Jazz Festival, c’est Sébastien Belloir qui a cette fonction. Son menu quotidien ? Faire le lien entre l'événement et les médias (télé, radio, web journaux), renseigner les journalistes et les diriger vers la salle de presse où ils peuvent rédiger leurs articles. Enfin bref, faire parler du festival. 

Pas d’attaché de presse sans précieux carnet d’adresses ! Le sien est copieux : près de 2 000 contacts au niveau national et une cinquantaine de journalistes pour la région ! Et oui ! Il est indispensable pour solliciter des journalistes même si au final il doit se contenter de 2 ou 3 articles parus. Inutile de dire que pour être attaché de presse il ne faut pas ménager ses efforts et avoir une bonne dose de motivation.

Sébastien est attaché de presse indépendant, ce qui lui permet de choisir son rythme de travail mais aussi les artistes et les événements à couvrir. 

Ce féru de jazz se passionne pour l’écologie, la permaculture, l’autonomie énergétique et même les herbes médicinales !

Comme ses camarades de boulot, au Saveurs Jazz Festival, il se souvient encore de ce fameux journaliste prétendant être d’un grand journal international. Que nenni ! De bons petits plats ce monsieur a dégustés, de savoureux spectacles ce monsieur a appréciés mais aucun article, ce monsieur n'a rédigé ! Sauve qui peut ! Sébastien n’a pas été le seul à tomber dans le panneau ! Il a bien hésité à envoyer la facture des frais engagés mais a préféré renoncer.

Maëva Frény 
1ère Bac Pro GA
Lycée Bourg Chevreau

Dans la marmite de Joel Hierrezuelo, un musicien bien frappé…

©DR
Dès sa tendre enfance, Joel est bercé par la musique, ses grands-oncles et son père lui montrent le chemin. En 1995, il obtient son diplôme de professeur de musique à l’Institut Supérieur des Arts de la Havane. Parallèlement, il commence à tourner en France avec le groupe Ricoson. C’est le déclic. Avec tout le réseau parisien de la musique latine, il joue et partage la scène avec différents groupes des années 90. Ses collaborations musicales sontnombreuses. Il participe aux albums Echu Mingua du percussionniste Anga Díaz (2000), Dream de la violoniste Line Kruse (2009)...

En 2002 il fonde le groupe Mambi. En 2006, Joel retrouve le groupe de Roberto Fonseca comme percussionniste et enregistre Akokan. Il tourne et fait de nombreux festivals : Marciac, Montréal, Vienne, Monterrey, San Francisco, New York, Hong Kong... En même temps, il participe à d’autres projets avec Gilles Peterson, Alex Terrier, Ibrahim Maalouf... et Amadou et Mariam, avec qui il part en tournée depuis 2018.  En septembre 2018, Joel sort son album Zapateo suite accompagné de Yonathan Avishai, Felipe Cabrera, Lukmil Pérez, Luis Manresa et Munir Hossn. Il nous propose une
ode à ses racines mais aussi à des influences glanées tout au long de sa carrière.

Joel aime cuisiner une recette cubaine : arroz con pollo. Pour quatre personnes, faire revenir quatre cuisses de poulet avec de l’huile, un oignon, un poivron coupé en dés, des épices (cumin, paprika, coriandre), du laurier, de l’ail et du sel dans une cocotte-minute. Quand le poulet est bien doré, ajouter un bol de riz, deux bols d’eau et une bière pour donner un goût acidulé. Ne pas oublier le safran pour que le riz soit jaune. On ferme la cocotte. Faire cuire sept minutes et dès qu’elle siffle... C’est prêt ! 
Traditionnellement, nous dégustons ce plat avec de la bière.
¡Buen provecho!

Gisèle C

Vu et entendu

« Les agacements d’un chef, des petits bonheurs à entendre. »
Entendu aux Saveurs Jazz en Balade

« C’est un peu comme ici, ça dépend comment on regarde, c’est un morceau pour Centrale 7. »
Pendant la Carte Blanche au Carreau d’hier après-midi, Julien Behar et Pierrick Menuau à propos du morceau Ugly Beauty

« Carine Bonnefoy. Une contrebasse, grave et suave, entre la rythmique des deux femmes en noir : le piano magistral qui égrène ses nuages de notes alors que les fûts crépitent de vitalité.
Thomas de Pourquery. Cinq barbus, mais le meilleur est d’autant plus fourni qu’il est chauve ; parfois, au fond, le Moog de dieu Ra ou le jeu du batteur (de Dédé Ceccarelli à Christian Vander). » 
Le Festivalier Anonyme

©Jean Thévenoux
Thomas de Pourquery apprend le jazz aux enfants

3 questions à Audrey Altmayer

Audrey Altmayer est en charge de la communication institutionnelle au Crédit Mutuel Anjou


En quoi consiste votre partenariat avec le Saveurs Jazz Festival ?

Depuis plus de 15 ans, le Crédit Mutuel donne le LA à la musique ou plutôt aux musiques, sous toutes leurs formes. Nous sommes heureux de fêter avec le Saveurs Jazz Festival sa dixième édition. Cet événement, que nous soutenons depuis la première heure, est unique dans l’Ouest. Le Saveurs Jazz Festival nous permet d’enrichir concrètement la relation extra-bancaire que nous entretenons avec notre clientèle. Chaque année, nos collaborateurs sont présents sur le festival pour y accueillir leurs invités dans un cadre qualitatif, privilégié et convivial. Nous proposons également une tarification réduite à nos salariés. Au-delà de la convention de mécénat qui nous lie avec le Saveurs Jazz Festival, c’est essentiellement une relation de confiance que nous avons instauré avec nos partenaires. 


Pourquoi un tel engagement de la part du Crédit Mutuel Anjou ?

Tout simplement parce que c’est une relation qui concrétise nos valeurs mutuelles de partage et de rassemblement. Au Crédit Mutuel, nous considérons que la musique est créatrice de lien. La programmation nous confronte à des artistes que nous avons parfois peu loisir de découvrir ailleurs. Et cela, nous souhaitons le partager avec nos collaborateurs et nos sociétaires-clients dans un esprit d’ouverture corollaire à la musique. Par ailleurs, ce festival fait également rayonner l’Anjou bleu. Banque de l’économie locale, il est donc important pour le Crédit Mutuel Anjou de soutenir un tel événement.


À titre personnel, avez-vous un coup de cœur dans la programmation de cette dixième édition ? Êtes-vous branchée jazz et sinon, qu’écoutez-vous ?

Coup de cœur ? Je ne sais pas encore, mais j’ai hâte de découvrir sur scène BCUC. Je ne connaissais pas le groupe, j’ai écouté... et tout de suite adhéré ! Chaque année le Saveurs Jazz me permet de découvrir de nouveaux artistes. Il y a quelques éditions, c’était Snarky Puppy, que j’écoute désormais souvent en boucle ! Mes goûts en musique... très éclectiques ! Du classique au dub step, il faut simplement que je ressente de l’émotion, ce qui est personnel à chacun.

Hélène R

Visuel du jour : Emakhosini de BCUC

Attention, ils arrivent ! Mais au fait qui ou que voyez-vous surgir, foncer, débarquer, charger sur la pochette de l’album Emakhosini de BCUC ? Voici la réponse de quelques quidams à qui nous avons posé la question...


« Ça va faire du bruit ! »

« Une manifestation en préparation. »

« Un escadron de motos volantes en route vers le carnaval. »

« Une concentration de motards qui part s’envoyer en l’air. »

« Les ailes de la liberté. »

« Des anges bien musclés. »

« Ils regardent droit devant, ils vont vers leur avenir. »

« Ils savent ce qu’ils font, ils ont l’air déterminés. »

Carte blanche au Carreau avec Julien Behar et Pierrick Menuau

©Thierry Ploquin

Ça commence en pleine campagne, sur le site d’une ancienne mine de fer. Le sol est noir du minerai et les notes de Pierrick Menuau et de Julien Behar s’envolent vers les sculptures de Centrale 7.

Les sonorités différentes des deux saxophones créent des mélodies riches, malgré le petit nombre de musiciens. Les instruments se parlent et se répondent.

Sur les sons de titres tels que Ugly Beauty de Thelonious Monk, ou  de grands standards du jazz comme The Days of Wine and Roses, les musiciens interprètent une musique truffée d’émotion qu’il faudra miner pour en découvrir les richesses.                                                                                                                                                                            

©Jean Thévenoux

                          Lucien B

C'était hier...

Carine Bonnefoy ouvre le bal avec un retour aux sources du jazz. Des compositions très mélodieuses pour un set tout en douceur. 

©Yves Estrabaud

Thomas de Pourquery. Je dirais «  BAAAAM », cet adorateur de Sun Ra a presque fait exploser la scène de la Marmite ! Une prestation enchanteresse où notre leader et ses acolytes alternent morceaux à l’énergie rock et interludes rêveurs au chant. Il nous invite à ralentir avec Slow Down, alors on se pose et on profite du moment dans l’ambiance intimiste de la Marmite. On entendrait presque du Chopin, ou bien Roy Hargrove, pour aboutir à un duel saxo / trompette improvisé. Suit un Sounds of Love fédérateur où les musiciens rayonnent. Clin d’œil au bec du saxophone et aux baguettes toutes deux orange, une couleur pleine de vitalité pour un magnifique Simple Forces. Le concert se termine beaucoup trop vite par le fameux Love in Outer Space de Sun Ra. On remercie notre barbu préféré, coup de cœur de la rédac’ en ce début de dixième édition !

©Yves Estrabaud

Orianne B & Hélène R