samedi 9 juillet 2016

La rubrique des lycéens

À la rencontre d'Alex Stuart

Nous avons interviewé Alex Stuart, guitariste d’origine australienne, qui pour la première fois participe au Saveurs Jazz Festival. Il est accompagné du bassiste Ourel Ellert, du batteur Antoine Banville, du saxophoniste Irving Acao et enfin, du trompettiste Nicolas Folmer, programmateur du festival. Alex nous confie qu’il a commencé le piano à 6 ans et la guitare à 10 ans, l’année de son arrivée en France. À 14 ans, il se produit pour la première fois devant un public. Alex Stuart est un artiste très occupé, mais entre deux avions, il aime lire des livres qui parlent du monde et de ses différentes cultures. Parmi ses livres de chevet, il y a le Testament à l’Anglaise de Jonathan Coe, La maison de l’esprit de Isabel Allende et Sur la route de Jack Kerouac. Demain, cet artiste s’envolera de Nantes pour se produire en Grande-Bretagne… peu de temps pour visiter la région. Mais il le dit, il reviendra sur les terres du Saveurs Jazz Festival.
Angéline, Thomas & Juliette
Photos © Laëtitia Bouteiller


Les réactions du public conquis par Güzu

Nous étions une quarantaine de personnes à assister au deuxième concert de Güzu, mais cette fois à Grez-Neuville au théâtre de verdure. Le groupe a émerveillé le public, voici quelques réactions récoltées après le concert :



Je trouve ça très bien d’organiser des balades dans les petits villages autour de Segré.

Je suis en vacances. Nous sommes venus exprès pour le festival !


C’est un jazz élaboré, avec une chanteuse qui possède une très belle voix.



Nous avons récemment découvert le festival grâce à l’Office de tourisme. Hier nous sommes allés voir Ahn Tuan New Quartet à Miré.





Dans tous les cas, ce jazz électrique et la chanteuse à la belle voix ont séduit tous les festivaliers.
Juliette
Photos © Laëtitia Bouteiller

Le visuel du jour

La pochette de l’album Schizophrenia de Laurent Coulondre Trio


« Très graphique, je pense à un mélange de sentiments, d’ombres et de lumières. C’est très poétique ! Ça me fait rêver et m’invite au voyage. L’artiste semble un peu tourmenté, c’est intriguant. J’ai envie d’aller chercher plus loin. Que se cache-t-il derrière la couverture ? »
Laëtitia, professeur d'anglais au lycée Blaise Pascal

« Cette pochette assez graphique nous laisse clairement imaginer le contenu de l’album : l’opposition et la fusion de deux univers musicaux, des mélanges rythmiques et stylistiques. Ces deux univers aux formes sinueuses se rencontrent en un centre où l’on devine Laurent Coulondre himself comme l’instigateur et chef d’orchestre de cette musicale schizophrénie. En bref, j’aime assez cette pochette qui éveille ma curiosité et me donne envie d’en savoir plus et d’aller faire découvrir à mes oreilles curieuses le contenu de cet album.»
Cyril, Otus Prod - Société de production audiovisuelle

« Le mélange de noir, de blanc et de couleurs, de surimpressions, appelle un mélange des genres musicaux et des influences. Il y a un côté image de Rorschach, qui colle bien au titre de l’album Schizophrenia, avec en fond la figure de l’artiste, donc j’imagine qu’on retrouvera la touche Coulondre au travers de tous ces styles. Enfin, les tons chauds, c’est une petite touche légère de modernité, de pop, de chaleur sur un fond plus classique. Une belle pochette qui donne envie d’écouter pour découvrir ! »
Pascal, Otus Prod

3 questions à Laurène Thomas, coordinatrice de Centrale 7

Ne manquez pas les œuvres – aussi éclectiques que le jazz – des artistes de Centrale 7 présents au village du festival


Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qu’est-ce que Centrale 7 ?
Installée depuis 2006 sur la friche industrielle des anciennes mines de fer de Nyoiseau, l’association Centrale 7 propose des ateliers aux plasticiens, peintres, sculpteurs et photographes. Elle travaille à la création et à la diffusion artistique en milieu rural. Elle ouvre régulièrement ses portes aux publics qui viennent visiter le site extérieur : parcours d’interprétation du patrimoine minier et parcours d’art ; ainsi que le hall qui accueille La Recette, une exposition trimestrielle. Nous proposons en ce moment l’exposition « Sous-Sol » dans le cadre de la 7èmeédition de La Recette. Ouverte de 14h à 18h tous les jours jusqu’au 30 juillet. Entrée 3€

Pouvez-vous nous parler des œuvres qui seront exposées au village du festival ?
Elles représentent bien Centrale 7 puisqu’elles sont éclectiques et font appel à différentes techniques : sculpture sur métal, bois, assemblage, recyclage, peinture, etc.

Les artistes et leurs œuvres présentées :
- Damien Gérard, Romain Goiset, Mélanie Le Page, K-MiSoL : sculptures métal, soudure et couture
- Christophe Forget avec des peintures et gravures petit format
- Matthieu Pineau, sculpteur, posera des contrebassines (contrebasse artisanale et détournée) dans certaines loges des artistes du Saveurs Jazz et au stand de Centrale 7 également
- K-Mi-SoL avec des sérigraphies et Mylène Duhail avec des linogravures
- Mat Signol avec des peintures technique collage
- Vincent Tétu avec des sculptures en bronze

Avez-vous un coup de cœur dans la programmation ?
John McLaughlin dont je connais le travail avec Paco Ibáñez notamment, que j’ai beaucoup écouté étant petite. J’aime aussi beaucoup Nat King Cole, je suis donc très curieuse d’entendre ce que Hugh Coltman en fera. Les autres groupes seront des découvertes : Un Poco Loco et Pixvae m’attirent particulièrement.

Hélène R.
Photos © Jean Thévenoux

C'était hier... Meddy Gerville et Richard Bona

Grisante. C’est le mot pour qualifier la soirée. Avec un jazz mélangeant les genres et les cultures, Meddy Gerville et son groupe ont insufflé une harmonie magique au festival ce soir. Un concert tout en émotion et en syncopes ! Ces cinq musiciens ont fait vibrer la salle. Le leader réunionnais a su amener à Segré le soleil rythmé de la Réunion et tout son héritage. Un concert exotique à siroter avec un cocktail fruité.







Bona et ses bonettes ont réchauffé cette douce soirée d’été sur des airs de jazz cubain. Entre balades rythmées et mélodies surchauffées, ce bassiste camerounais a réussi à faire danser les festivaliers. Sa bonne humeur et sa sympathie ont apporté un souffle de gaieté sur la scène du Parc. Richard Bona, un hymne à la joie !










Aubance P. & Orianne B.
Photos © Jean Thévenoux

vendredi 8 juillet 2016

Dans la marmite de... Mickaël Bineau, restaurateur épicurien de l'Écluse, restaurant comptoir à Grez-Neuville

Après  un  apprentissage, ce restaurateur a multiplié les expériences et peaufiné on savoir-faire dans de grands restaurants de la gastronomie française comme la  Truite  qui  file à Chartres,  le Choiseul à  Amboise,  la  Maison Troisgros à Roanne,  le Drouant à Paris, mais aussi dans d’autres lieux étoilés au Michelin en Allemagne,  aux  Caraïbes... Il a transformé la maison des éclusiers en respectant ce site bucolique. Depuis quatre mois dans cet endroit, ce cuisinier hors pair propose une cuisine « à haute spontanéité ajoutée », c’est à dire une carte de mets qui évolue presque tous les jours selon les produits présents sur le marché local. Il les accorde selon son inspiration. Entre 18h et 21h en fin de semaine, il nous fait découvrir l’art de l’apéronomie au comptoir ou en terrasse avec des amuse-gueules goûteux. La voix d’Aretha Franklin résonne mais le maître  des  lieux  avoue  préférer  le  hard-rock  tel  que le groupe Rammstein. Il conseille volontiers d’aller découvrir Le Pigeon Blanc à Vern d’Anjou. Son confrère Sylvain  Belouin  a  aussi  une  démarche  de  qualité  et d’originalité dans sa cuisine.

Mickaël Bineau nous suggère une recette de pastilla de canard confit : Émietter  des  cuisses  de  canard  confit.  Faire  revenir avec des oignons, des épices tel que le ras el hanout, de la menthe et de la coriandre. Disposer un peu de ce mélange dans chaque feuille de brick et les poêler pour les dorer. Puis les mettre au four 10 minutes à 180°. Servir avec une salade de menthe et de coriandre fraîches et un jus thaï composé de : oignons caramélisés, gingembre, ail, vinaigre de riz, miel de Grez-Neuville, sauce soja, sésame torréfié, huile d’olive et beaucoup de citron vert. Pour accompagner ce mets, un Pécharmant rouge A.O.C du Château des Lys convient parfaitement.
Giselle C.
Photos © Jean Thévenoux

La dream team de Dee Dee

La diva, Dee dee bridgewater, nous livre ses rêves musicaux.


« Pour mon groupe de rêve, j’aimerais avoir deux trompettistes : Dizzy Gillespie et Miles Davis. Non, peut-être trois avec Clark Terry. Pour le piano, McCoy Tyner. À la contrebasse, Jaco Pastorius. À la batterie, Tony Williams. Finalement une seule trompette : Miles Davis. Au saxophone, John Coltrane. Et au trombone, J.J. Johnson. Pour faire un duo, j’aimerais bien chanter à nouveau avec Ray Charles. Autrement, j’ai toujours eu envie de faire quelque chose avec Al Jarreau. Et peut-être une chanteuse, on avait parlé de faire ce disque mais on n’a pas pu parce qu’elle est tombée malade : Abbey Lincoln. Oh what a group! That would be a group! »









Aubance P. & Orianne B.
Photos © Jean Thévenoux

la rédac a testé pour vous...

La recette d'une sieste réussie au bord de l'eau avec Manuel Adnot

Pour une délicieuse sieste au mois de juillet : prendre un joli cadre ensoleillé aux bords de l’Oudon à l’ombre des saules. Ici on ne pleure pas, on rêve. Un transat n’est pas obligatoire, une simple place sur l’herbe suffit. Ce qui fait toute la saveur de cette promenade imaginaire revient à Manuel Adnot et à sa guitare. Mélangez quelques accords planants, des arpèges en suspens et aérez avec une touche de silence. Laissez respirer et appréciez.

Aubance P.
Photos © Jean Thévenoux

Un apéro-concert avec le groupe Ahn Tuan New quartet à Miré



Ahn Tuan New Quartet, c’est un peu le jazz de l’espace, dont l’imaginaire musical nous entraîne au Viêtnam et sur la Lune comme en balade en Seine-et-Marne avec le titre Blizzard 77. La balade, c’est aussi le château médiéval de Vaux à Miré, cadre de cet apéro-concert. On ne pouvait rêver mieux que ce site admirablement rénové pour se poser dans son parc ensoleillé où embaument chèvrefeuille et jasmin, et ouvrir grand nos oreilles pour ce voyage sensoriel. Et pour satisfaire pleinement nos papilles, apéro post-concert avec dégustation de noix et de caramel beurre salé proposés par des producteurs locaux.

Hélène R.
Photos © Jean Thévenoux