jeudi 6 juillet 2017

La dream team de Gérard Ramirez, directeur de l’École de Musique de l’Anjou bleu



« Ma dream team c’est celle du projet à venir... J’ai choisi deux musiciens que nous convierons l’an prochain dans le cadre d’un de nos projets à l’École de Musique, à savoir Emmanuel Bex (orgue Hammond) et Carole Hémard (voix). Duo auquel j’ajouterais volontiers André Minvielle (qui se présente comme « troubadour vocalchimiste ») et Bernard Lubat (multi-instrumentiste et chanteur) pour une belle dream team. »

Photos : Sophie Bex

Dans la marmite de Shades

Shades, que vous avez pu entendre ce matin à Candé, sera en concert demain à Nyoiseau, dans le cadre des Saveurs Jazz en Balade. 

© D.R.

Shades est un « jazz vocal band » composé d’un chanteur et de trois chanteuses, tous solistes  talentueux. Leur singularité se traduit dans l’accompagnement par une clarinette basse et une guitare. De temps à autre, une cinquième voix ou une contrebasse s’invite à la place de la clarinette. Antoine Laudière, guitariste, est aux manettes de ce groupe. Il réécrit et arrange leurs reprises des standards de jazz puisés dans les comédies musicales de Broadway des années 20 à 50. Il suffit de les entendre chanter Blues skies pour être envahi par le swing qui s’en dégage... 
De par sa formation initiale, Antoine a d’autres cordes à son arc, c’est aussi un fin gourmet et cuisinier. Il nous propose de découvrir une recette de Noël, le rôti de biche en croûte, en précisant qu’un rôti de bœuf ou un filet mignon fait aussi bien l’affaire. Assaisonner le rôti avec de l’huile d’olive, du poivre et des herbes comme du thym. Ensuite, le saisir à la poêle deux minutes de chaque côté. L’entourer de foie gras mi-cuit puis d’une pâte brisée ou feuilletée. Faire un puits sur le dessus pour permettre au rôti de respirer pendant la cuisson. Badigeonner la pâte de jaune d’œuf et pratiquer un quadrillage au couteau. Ainsi paré, le rôti sera beau en fin de cuisson. Enfourner environ 20 minutes thermostat 6/7. Antoine sert le rôti accompagné d’une sauce périgourdine : saisir des champignons frais dans une poêle et ajouter de la crème. Cuire à feu doux et incorporer au dernier moment du persil plat ciselé. Il conseille de boire avec ce plat un vin rouge comme le Cahors.
Antoine se rend volontiers en vacances dans le Périgord, haut lieu de la gastronomie française. Il séjourne dans des fermes pour aller à la rencontre de passionnés qui cuisinent des produits locaux provenant d’agriculture bio ou raisonnée. Le reste de l’année, il reconnaît fréquenter peu les restaurants. Alors il se met aux fourneaux et comme il le dit si bien : « on n’est jamais mieux servi que par soi-même » !

Gisèle

La chronique des lycéens : Archie Shepp

Tout au long de l’année, Jazz au Pays propose des actions culturelles et pédagogiques en Anjou bleu. Cette année deux classes de lycéens à Blaise Pascal et Bourg-Chevreau ont pu plancher sur des chroniques musicales d’artistes passés au Saveurs Jazz, aiguillés par le journaliste Jérôme Simonneau. Les lycéens ont également travaillé en arts plastique sur la réinterprétation des pochettes d’album qu’ils avaient choisis. Toque & Notes vous proposera durant le festival ses coups de cœur... Premier choix : une chronique de Gemini d’Archie Shepp. 



 « Le Jazz est un style marginal ? Pas du tout ! Archie Shepp, l’un des noms mythiques du jazz américain des 60’s, est comme un peintre qui manie ses pinceaux afin de réaliser une œuvre d’art. Cet album est d’une grande originalité car il jumelle les styles comme le rap dans le morceau The Reverse ou la soul avec Do you want to be saved. Archie Shepp est aussi l’un des rares jazzmen à être allé enregistrer en Afrique et il s’en inspire dans cet album. Il reflète ses origines dans ses titres à la fois traditionnels et modernes. Cet album est composé de deux disques. Dans le premier, il collabore avec le légendaire Chuck D (rappeur de Public Enemy) sur 3 des 11 titres de l’album. Dans le second, il joue en concert avec la fabuleuse pianiste Amina Claudine Myers. Archie Shepp est coutumier des collaborations étonnantes avec des artistes très différents. Il mélange les styles tels de simples couleurs afin de créer de nouvelles sensations. Sa palette musicale très variée vous fera voyager... À découvrir absolument. »

Hélène Calais & Orania Clément 
Secondes du lycée Blaise Pascal 


Dans la bibliothèque de J.J. Milteau

Découvrez la sélection littéraire de l’harmoniciste français Jean-Jacques Milteau.


© D.R.

 Ce soir, Jean-Jacques Milteau et Eric Bibb présenteront leur projet sur la scène du Parc. Ensemble, ils rendront hommage à Lead Belly, chanteur et guitariste américain des années 30. Avant cela, Jean-Jacques Milteau a bien voulu sélectionner un ensemble d’oeuvres littéraires pour les lecteurs du Toque & Notes. Tout d’abord, il nous propose l’ensemble de l’oeuvre de James Lee Burke : écrivain américain de romans policiers particulièrement connu pour sa série mettant en scène le shérif Dave Robicheaux. Vous trouverez la suite de sa sélection ci-dessous.








Édito




Du changement cette année au Saveurs Jazz Festival ! Pour sa huitième édition, le festival déménage dans le parc de Bourg Chevreau. Vous aurez ainsi le plaisir d’écouter des artistes venus de tous horizons les pieds dans l’herbe, au soleil ou sous un chapiteau. Nouveau lieu donc, nouveau cadre mais les surprises et les découvertes seront toujours au rendez-vous avec des musiciens talentueux. Sans aucun doute, cette édition du festival marquera les esprits puisque le Saveurs accueille cette année l’immense légende du jazz Herbie Hancock mais aussi le roi du funk Keziah Jones et plein d’autres encore... Comme les années précédentes, la rédac' vous accompagne jusqu'au mardi 11 juillet, vous pourrez retrouver le journal Toque & Notes chaque jour au village du festival ainsi que sur notre blog toque-notes.blogspot.fr. Suivez-nous aussi sur les réseaux sociaux et partagez vos réactions avec nous ! En attendant, nous vous souhaitons une bonne édition pleine de découvertes riches en diversité et en saveurs !


Chloé
Photos : Jean Thévenoux

lundi 15 mai 2017

Retour sur... Café-Croissant avec Alexis Degrenier


Jazz au Pays ne distille pas ses Saveurs qu’au soleil de juillet. En avril, le dimanche matin en partenariat avec l’École de musique de l’Anjou Bleu, l’association convie qui le souhaite à partager café, croissant et concert.

Le 3 avril (ndlr de 2016) l’invité vedette, mille excuses pour les anglophiles convaincus, la guest star se nommait Alexis Degrenier, percussionniste et vielleux, compositeur et improvisateur qui parachevait là, à Segré, le projet Moondog.

Inclassifiable ! ouais !! ou inclassable ! bah !!

Oui car tout ce que l’on trie, classe, range dans une case (ou une cage ? va savoir) il n’y a plus que les archéologues qui s’en souviennent.

Foin de la digression.

La partie se jouait en deux sets.

Au cours du premier Alexis Degrenier laissait son sens inné de l’improvisation construite vaguer (du verbe faire des vagues ou errer) sur son immense « tambour ». Lever de soleil sur l’immensité de la mer. Ressac en fracas des jours de vent. Fredonnement de la lame qui va et vient sur le sable frais. Une écume de rêve…

Pause café-croissant

Second set, Alexis nous invite à le suivre dans les pas de sa vielle aux sons très éloignés du couinement habituel de cet instrument antique voire solennel. Plus décoiffants que les sauts d’une bonne vieille bourrée auvergnate. Cela laisse perplexe mais on poursuit son rêve alors soyons heureux.

Alain Le Roy

Coups de dents en scie bémol

Le swing on naît avec ou l’on meurt sans jamais l’avoir atteint.

Le swing ne s’improvise pas ; il ne s’acquiert point. On l’a ou on ne l’a pas dans le sang. C’est ainsi ; soit-il !

Or donc Madame Natalie Dessay et Monsieur Lang Lang viennent nous gratifier dans leurs derniers opus de reprises de « grands classiques ». Aïe ! Aïe ! Aïe !

Pour pasticher Jacques Prévert :

Oh vous grands du classique
Au sommet de votre art
Restez-y
Et nous, nous swinguerons sur la terre qui est parfois si jolie !

Grand dommage que vous ne fussiez demeurés dans votre domaine de compétences habituelles. Et Dieu sait (sans préférence divine !) si elles sont inégalables. Et Dieu sait s’il convient de s’incliner profondément devant elles. 

Comme le disait (je ne sais plus qui mais il est sûrement célèbre) : qu’allaient-ils faire dans cette galère ? À moins que le sire fisc ait fait de nécessités sa loi !

Alain Le Roy