jeudi 4 juillet 2019

La sieste musicale, un moment suspendu sous les saules pleureurs, place du Moulin sous la Tour...

©Pascal Rabel
Quoi de mieux que le son chaud et enveloppant d’un saxophone pour somnoler au bord de l’Oudon ? Hier après-midi, Céline Bonacina nous a proposé une sieste musicale alternant compositions personnelles, standard de jazz et pièces baroques. Entre deux préludes pour violoncelle, elle nous explique d’une voix douce l’influence de Bach sur sa façon de composer et son mode de jeu. Loin de nous faire un cours, Céline nous donne quelques conseils d’écoute pour percevoir les subtilités de la mélodie. La musicienne joue les exploratrices en visitant différents répertoires et en variant les modes de jeux et les ambiances. Bercé, le public est agréablement étonné par les possibilités sonores offertes par les saxophones baryton et soprano. Le vent se mêle de la partie quand le morceau s’emballe et les feuilles du saule se mettent à danser, ajoutant à la poésie du moment.
                                                
                                                                                   Manon D et Catherine L


©Pascal Rabel

L’Atelier Ventastique de Château-Gontier

©DR
Si vous passez par Château-Gontier, ne ratez pas l’Atelier Ventastique. De la brillance chaleureuse du tuba à la douceur feutrée de la clarinette, tous les instruments réparés ou bien restaurés attendent sagement leurs musiciens respectifs dans l’atelier où règne une bonne ambiance collective et contagieuse. Un instrument sans luthier serait comme un morceau sans notes de musique, c’est-à-dire rien. Un luthier fait en sorte que votre « véhicule de la musique » soit opérationnel et efficace, mélodique et prêt à redémarrer. Je ne doute pas que lorsque vous rencontrerez ces compères, vous serez conquis par leur bienveillance et leurs conseils à l’égard de vos animaux Ventastiques...

À découvrir absolument dans le village du Saveurs Jazz Festival du 4 au 7 juillet.

Lucien B

Chroniques lycéennes

Cette année encore, les lycéens de Blaise Pascal et Bourg Chevreau se sont frottés à l’exercice de la chronique musicale ! Dans le cadre des projets d’éducation artistique proposés par le Pays de l’Anjou bleu, voici le travail de quatre d’entre eux.

Popa Chubby - How’d A White Boy Get The Blues

« Ça vous dirait d’écouter un album qui vous donnera envie de sortir votre moto ? Nous vous conseillons ce disque de Popa Chubby, car les titres sont électriques, dynamiques, énervés, sa musique donne envie de se défouler. Theodore Joseph Horowitz, dit Popa Chubby, est né à New York. Ce colosse de la guitare est un énorme fan de Jimi Hendrix, il enchaîne les tournées, et il est apprécié dans le monde entier notamment avec son style de biker décalé. Dans ce douzième album, un morceau se démarque en particulier, Carrying On The Torch Of The Blues, qui pour nous est le titre le plus dynamique de l’album. Imaginez-vous écouter ce titre sur votre Harley Davidson en road trip sur la Route 66, vos pneus brûlant sur le bitume en fusion. Les styles musicaux du New-Yorkais sont principalement le rock et le blues, celui qui écoutera un jour l’album du “Papa Joufflu” voudra l’écouter à nouveau. Ce disque ira jusqu’à vous faire perdre vos pots d’échappement. »

Enzo Carel & Léo Bureau, Lycée Bourg Chevreau



 Sarah McCoy - Blood Siren


Manon Orhon & Alice Ouvrard, Lycée Bourg Chevreau

3 questions à Myosotis

Le quartet angevin jazzy et groovy à découvrir de toute urgence ! 


©DR
Comment est né Myosotis ? 
Myosotis est né en 2018 de la rencontre de quatre musiciens angevins, qui se sont retrouvés autour des compositions de Nona Mcelem, la chanteuse du groupe. Ayant un groupe en trio (Grumi Cisum) avec Baptiste à la guitare, Jeff à la basse et Nona au chant, nous avons fait appel à notre ami Fabien pour compléter la formation à la batterie. 


Comment s’organisent la composition et l’écriture au sein du groupe ? 

Généralement, c'est Nona qui nous envoie des productions en amont (des ébauches d'idées ou des structures complètes). On écoute tout ça et ensuite on se retrouve en répète pour faire les arrangements et trouver les parties de chacun. 


Le Saveurs Jazz Festival mêle la cuisine à la musique. Si vous deviez comparer votre musique à des saveurs culinaires, quels ingrédients choisiriez-vous ?

Pour la proposition culinaire ce sera : des makis au fromage avec de la sauce soja et une bière fraîche. 


Retrouvez Myosotis pour un Saveurs Jazz en Balade à Grez-Neuville demain, vendredi 5 juillet au Théâtre de Verdure à 11h30.

C'était hier...

©Thierry Ploquin
Plantons le décor (aussi gargantuesque soit-il, mais essayez d’imaginer quand même) : d’anciennes mines de fer, la rouille, le sol aride et d’immenses bâtisses évoquant, au choix, des mécanos d’enfants ou de sombres instruments de sorcellerie. Ça craque, ça crisse, ça s’effrite et ça semble sur le point de tomber... Et au milieu, tout petits au cœur de ce panorama inouï, deux musiciens délivrent leur musique, leur parole et leurs sentiments. Une légèreté et un tendre voile mélodique se font entendre, créés par l’association si réussie des timbres des saxophones alto et baryton avec le vibraphone.

Une Plus Belle Africaine plus tard, la brise et les grillons se joignent au discours mélodique pour laisser s’envoler les notes, les harmonies ; leurs harmoniques et les échos... L’utilisation de l’électronique transcende l’atmosphère et nous envoie directement vers une autre planète... Lunaire et feutrée, timbrée et lactée.

©Jean Thévenoux
Bref, si vous avez raté ce concert, vous avez certainement raté le meilleur concert depuis le début (certes ce n’est que le début de cette aventure jazzistique en Anjou bleu) de  cette édition. Un grand grand coup de cœur et un grand merci ! On a hâte de découvrir les autres cartes blanches secrètes et inattendues.

                                                                                                Orianne B

mercredi 3 juillet 2019

Dans la marmite de Gérard Bossé, un humaniste étoilé

©Gastronomica
On ne présente plus son restaurant, Une Île à Angers qu’il dirige avec sa femme, Catherine. Cet été, ils le fermeront définitivement pour rouvrir en septembre Une Presqu’île, une table d’hôtes, un lieu pour les gourmands. 

Cet homme engagé, tout d’abord travailleur social, gourmet,  a donné un tournant à sa vie pour mettre de la générosité et de la finesse dans ses assiettes. Au gré de rencontres avec des auteurs de bandes dessinées, ce chef a su créer des accords mets-vin autour de leur univers. Il considère que la cuisine fait partie de la culture, de l’art. Alors, un projet naît et se dessine. Ce sera le parcours de vie atypique de Gérard et Catherine. Une bande dessinée. Plusieurs auteurs : Étienne Davodeau, Baru, Camille Jourdy, Fred Bernard, Claire Braud, Zeina Abirached, Hervé Tanquerelle illustrent l’album et Gérard Bossé concocte une recette en lien avec leurs dessins. On a mangé sur une île sortira début septembre. 

Voici la recette préférée d’Étienne Davodeau : les huîtres sauvages

La veille, préparer une galette de sarrasin : mélanger 4 œufs, 250 g de lait, 250 g de crème liquide puis ajouter 120 g de farine de sarrasin, 30 g de levure chimique et 50 g de farine T80. 
Passer à l’étamine et laisser une nuit au repos. 
Le lendemain, mouler dans un contenant pour que la pâte fasse un cm d’épaisseur 
Cuire au four à 145°. Laisser refroidir et détailler en rond, en rectangle, comme on veut. 
Choisir de grosses huîtres sauvages, les ouvrir et les égoutter. 
Préparer un beurre composé avec des échalotes ciselées, du persil haché, des zestes de citron et un mélange curry (à votre goût). 
Poêler à l’huile les galettes pour les rendre croustillantes. Poêler les huîtres sur feu très vif quelques secondes puis hors du feu, les rouler dans le beurre composé et ensuite les poser sur les galettes. 
Un tour de moulin (poivre blanc!). Accompagner d’une petite salade de jeunes pousses, assaisonnée au soja et à l’huile de sésame (non torréfié). 

François-Jean Goudeau, coordinateur éditorial et coauteur, estime que la richesse de l'histoire de Catherine et Gérard font d'eux d’excellents personnages de bande dessinée au sens noble du terme car ils ont de fortes personnalités ayant une histoire de vie faite d’ouverture, d’humanité, de curiosité intellectuelle, culturelle et artistique. Ils ont de plus le goût et le sens de l’humain. 

L’ouvrage sortira en avant-première dans un endroit insulaire en France, pendant le festival BD 9e l’Yeu (comme 9e art et l’île d’Yeu), où seront réunis tous les dessinateurs, Catherine et Gérard Bossé. L’affiche sera dessinée par Hervé Tanquerelle dans l’esprit de l’album de Tintin d'Hergé l’Île noire. 

Réservez le week-end du 16 et 17 août pour les retrouver tous sur une île !

Carte blanche au Carreau

©MonsieurFerrow
« Carte blanche au Carreau », une proposition énigmatique, qu’est ce que c’est ? De la musique certainement, et le Carreau, c’est quoi ? Une proposition bien originale attend nos festivaliers cette année ! Pour fêter les 10 ans du festival, Julien Behar, un musicien made in Anjou bleu, a carte blanche toute la semaine pour vous proposer concerts & cie sur un lieu hors du commun.

Vous connaissez peut-être le passé minier du territoire sur lequel a lieu le festival ? C’est justement l’occasion de découvrir le Carreau de Bois II à Nyoiseau. Il s’agit du lieu des anciennes mines de fer de la commune.

Une ambiance lunaire où les rythmes endiablés, les pas de deux (Maude Albertier), les humeurs d’un vibraphone (Illya Amar), un duo de saxophones (Pierrick Menuau), les vibrations des cordes d’une guitare (Pierre Durand) ou encore celles détonnantes d’une contrebasse (Rémi Allain), vous feront vivre des moments inoubliables, pas comme les autres. C’est aussi ça le Saveurs Jazz. Joyeux anniversaire ! 

Retrouvez Julien Behar sur le Carreau de bois II à Nyoiseau toute la semaine pour des concerts miniers inédits !

Orianne B