jeudi 4 juillet 2019

3 questions à Myosotis

Le quartet angevin jazzy et groovy à découvrir de toute urgence ! 


©DR
Comment est né Myosotis ? 
Myosotis est né en 2018 de la rencontre de quatre musiciens angevins, qui se sont retrouvés autour des compositions de Nona Mcelem, la chanteuse du groupe. Ayant un groupe en trio (Grumi Cisum) avec Baptiste à la guitare, Jeff à la basse et Nona au chant, nous avons fait appel à notre ami Fabien pour compléter la formation à la batterie. 


Comment s’organisent la composition et l’écriture au sein du groupe ? 

Généralement, c'est Nona qui nous envoie des productions en amont (des ébauches d'idées ou des structures complètes). On écoute tout ça et ensuite on se retrouve en répète pour faire les arrangements et trouver les parties de chacun. 


Le Saveurs Jazz Festival mêle la cuisine à la musique. Si vous deviez comparer votre musique à des saveurs culinaires, quels ingrédients choisiriez-vous ?

Pour la proposition culinaire ce sera : des makis au fromage avec de la sauce soja et une bière fraîche. 


Retrouvez Myosotis pour un Saveurs Jazz en Balade à Grez-Neuville demain, vendredi 5 juillet au Théâtre de Verdure à 11h30.

C'était hier...

©Thierry Ploquin
Plantons le décor (aussi gargantuesque soit-il, mais essayez d’imaginer quand même) : d’anciennes mines de fer, la rouille, le sol aride et d’immenses bâtisses évoquant, au choix, des mécanos d’enfants ou de sombres instruments de sorcellerie. Ça craque, ça crisse, ça s’effrite et ça semble sur le point de tomber... Et au milieu, tout petits au cœur de ce panorama inouï, deux musiciens délivrent leur musique, leur parole et leurs sentiments. Une légèreté et un tendre voile mélodique se font entendre, créés par l’association si réussie des timbres des saxophones alto et baryton avec le vibraphone.

Une Plus Belle Africaine plus tard, la brise et les grillons se joignent au discours mélodique pour laisser s’envoler les notes, les harmonies ; leurs harmoniques et les échos... L’utilisation de l’électronique transcende l’atmosphère et nous envoie directement vers une autre planète... Lunaire et feutrée, timbrée et lactée.

©Jean Thévenoux
Bref, si vous avez raté ce concert, vous avez certainement raté le meilleur concert depuis le début (certes ce n’est que le début de cette aventure jazzistique en Anjou bleu) de  cette édition. Un grand grand coup de cœur et un grand merci ! On a hâte de découvrir les autres cartes blanches secrètes et inattendues.

                                                                                                Orianne B

mercredi 3 juillet 2019

Dans la marmite de Gérard Bossé, un humaniste étoilé

©Gastronomica
On ne présente plus son restaurant, Une Île à Angers qu’il dirige avec sa femme, Catherine. Cet été, ils le fermeront définitivement pour rouvrir en septembre Une Presqu’île, une table d’hôtes, un lieu pour les gourmands. 

Cet homme engagé, tout d’abord travailleur social, gourmet,  a donné un tournant à sa vie pour mettre de la générosité et de la finesse dans ses assiettes. Au gré de rencontres avec des auteurs de bandes dessinées, ce chef a su créer des accords mets-vin autour de leur univers. Il considère que la cuisine fait partie de la culture, de l’art. Alors, un projet naît et se dessine. Ce sera le parcours de vie atypique de Gérard et Catherine. Une bande dessinée. Plusieurs auteurs : Étienne Davodeau, Baru, Camille Jourdy, Fred Bernard, Claire Braud, Zeina Abirached, Hervé Tanquerelle illustrent l’album et Gérard Bossé concocte une recette en lien avec leurs dessins. On a mangé sur une île sortira début septembre. 

Voici la recette préférée d’Étienne Davodeau : les huîtres sauvages

La veille, préparer une galette de sarrasin : mélanger 4 œufs, 250 g de lait, 250 g de crème liquide puis ajouter 120 g de farine de sarrasin, 30 g de levure chimique et 50 g de farine T80. 
Passer à l’étamine et laisser une nuit au repos. 
Le lendemain, mouler dans un contenant pour que la pâte fasse un cm d’épaisseur 
Cuire au four à 145°. Laisser refroidir et détailler en rond, en rectangle, comme on veut. 
Choisir de grosses huîtres sauvages, les ouvrir et les égoutter. 
Préparer un beurre composé avec des échalotes ciselées, du persil haché, des zestes de citron et un mélange curry (à votre goût). 
Poêler à l’huile les galettes pour les rendre croustillantes. Poêler les huîtres sur feu très vif quelques secondes puis hors du feu, les rouler dans le beurre composé et ensuite les poser sur les galettes. 
Un tour de moulin (poivre blanc!). Accompagner d’une petite salade de jeunes pousses, assaisonnée au soja et à l’huile de sésame (non torréfié). 

François-Jean Goudeau, coordinateur éditorial et coauteur, estime que la richesse de l'histoire de Catherine et Gérard font d'eux d’excellents personnages de bande dessinée au sens noble du terme car ils ont de fortes personnalités ayant une histoire de vie faite d’ouverture, d’humanité, de curiosité intellectuelle, culturelle et artistique. Ils ont de plus le goût et le sens de l’humain. 

L’ouvrage sortira en avant-première dans un endroit insulaire en France, pendant le festival BD 9e l’Yeu (comme 9e art et l’île d’Yeu), où seront réunis tous les dessinateurs, Catherine et Gérard Bossé. L’affiche sera dessinée par Hervé Tanquerelle dans l’esprit de l’album de Tintin d'Hergé l’Île noire. 

Réservez le week-end du 16 et 17 août pour les retrouver tous sur une île !

Carte blanche au Carreau

©MonsieurFerrow
« Carte blanche au Carreau », une proposition énigmatique, qu’est ce que c’est ? De la musique certainement, et le Carreau, c’est quoi ? Une proposition bien originale attend nos festivaliers cette année ! Pour fêter les 10 ans du festival, Julien Behar, un musicien made in Anjou bleu, a carte blanche toute la semaine pour vous proposer concerts & cie sur un lieu hors du commun.

Vous connaissez peut-être le passé minier du territoire sur lequel a lieu le festival ? C’est justement l’occasion de découvrir le Carreau de Bois II à Nyoiseau. Il s’agit du lieu des anciennes mines de fer de la commune.

Une ambiance lunaire où les rythmes endiablés, les pas de deux (Maude Albertier), les humeurs d’un vibraphone (Illya Amar), un duo de saxophones (Pierrick Menuau), les vibrations des cordes d’une guitare (Pierre Durand) ou encore celles détonnantes d’une contrebasse (Rémi Allain), vous feront vivre des moments inoubliables, pas comme les autres. C’est aussi ça le Saveurs Jazz. Joyeux anniversaire ! 

Retrouvez Julien Behar sur le Carreau de bois II à Nyoiseau toute la semaine pour des concerts miniers inédits !

Orianne B

3 questions à Céline Bonacina

©Nathalie Roudier Courau

La saxophoniste revisite Bach au saxophone pour nous offrir une sieste musicale hors du temps



Comment vous est venue l’idée d’adapter les suites pour violoncelle de Bach au saxophone ?

Le saxophone baryton est un instrument dont la tessiture est similaire à celle du violoncelle. Lorsque l'on étudie le saxophone selon un parcours dit « classique » en conservatoire, il est fréquent que l'on découvre tous types de répertoires par le biais de la transcription. C'est aussi un moyen de s'approprier la richesse et la beauté de ces œuvres, d'autant plus que le saxophone n'existait pas à l'époque baroque.


Comment définissez-vous votre style de jazz et votre jeu au saxophone baryton ?

Mon jeu a été inspiré par divers courants que j'ai pu aborder durant mes études, mais aussi plus tard dans ma vie professionnelle, et par la vie en général. Je m'amuse à dire que la musique n'est pas séparée de la vie. Pour moi, il s'agit aussi de rencontres, de voyages, de lieux, d'expériences, d'imprégnations...


Quelles sont vos principales influences ?

La musique contemporaine, le jazz sous toutes ses formes et surtout mon séjour à l'île de la Réunion durant 7 ans, avec ses rythmiques particulières, ont influencé ma musique que l'on pourrait qualifier de « métissée ». Grâce au saxophone baryton, j'ai pu développer un jeu plus personnel par lequel j'explore divers modes de jeux propres à l’instrument : souffles, sons multiples, utilisation d'une tessiture étendue de l'extrême grave à l'extrême aigu... J'aime aussi faire sentir le côté « groovy » propre à certaines musiques pop, funk, etc.

Hélène R.

Pas besoin d'avoir son code pour être road !

© Jean Thévenoux
De jeunes apprentis journalistes tirent le portrait d'un salarié du festival chaque jour. On commence avec Zora...

Être road c’est être technicienne dans le spectacle vivant et Zora Renouard est l’un d’eux sur le Saveurs Jazz Festival. Elle travaille sous la responsabilité d’un régisseur pour assurer la manutention des spectacles : déchargement des camions, montage et installation des équipements techniques et bien sûr l’inverse. S’il faut avoir des muscles pour bien réaliser ces tâches, une fille comme Zora est cependant la preuve que la carrure d’un déménageur n’est pas indispensable. Si ce métier était une recette, elle mettrait dans la casserole quelques pincées de piment pour l’excitation et pour tenir les efforts. Zora ajoute aussi une bonne dose d’épices variées pour les événements divers sur lesquels elle travaille !

Savez-vous que Zora peut se montrer facétieuse ? Alors qu’elle travaillait en plateau sur un festival, un des groupes qui faisait ses balances lui a demandé un plateau avec 6 bières. Lorsqu’elle l’a donné au régisseur du groupe, celui-ci l’a regardée avec dédain et lui a dit « j’avais demandé un plateau rond » (il était rectangulaire). Elle a d’abord cru à une plaisanterie de sa part mais il était sérieux… C’est donc une scie qu’elle lui a apportée pour qu’il puisse faire son plateau rond lui-même ! Dommage, il n’a pas apprécié la boutade…
Côté perso, elle se reconnaît plus dans le jardinage mais propose de pratiquer ce loisir à poil pour bronzer en même temps !

Apolline Macquet
1ère Bac Pro GA
Lycée Bourg Chevreau

Édito

« Papa ! Maman ! Mapa ! Paman !
Holà Gamine, dis voir, pourquoi tu brailles ainsi ?
J’ai dix ans c’est mon n’anniversaire.
On va faire la fête vous avez promis !
On ira faire la sieste.
Au bord de l’Oudon, et puis tous les jours on fera des ballades-balades.
Et toutes les après-midi il y aura des concerts gratuits au Parc.

Et puis il y aura aussi un salon de musique à la bibilothèque et puis aussi une Carte blanche sur le carreau à Nyoiseau.
Et puis le soir à Bourg Chevreau des grands concerts avec des grands musiciens venus de partout !

C’est la fête ; vous avez promis ! »

Alain L